Le bilan postural chez votre podologue du sport

Couramment effectué lors d’un premier rendez-vous chez le Podologue du Sport, le bilan postural est un examen complet de l’ensemble de la posture.

Véritable champ d’investigation, il a pour but d’évaluer l’équilibre du patient en position statique et dynamique et de détecter par le biais de certains tests les caractéristiques biomécaniques du pied et la répartition de ses charges mais aussi d’apporter une attention spécifique aux capteurs posturaux dont le rôle, qui est d’envoyer les bonnes informations au cerveau, n’est plus à démontrer dans les troubles de la posture.

Qu’est-ce qu’un trouble postural ?

Maux de tête, vertiges, mal au dos, affections ligamentaires ou névralgiques mais aussi cervicalgies, cruralgies, lombalgies, sciatalgies ou encore pubalgies, il existe de nombreux maux pouvant provenir d’un trouble postural. Et qui dit trouble postural dit problème de posture mais surtout perturbation dans le champ d’équilibre du patient et dans sa globalité car la posture est une fonction de la globalité.

C’est dire l’importance du positionnement de chaque muscle, de chaque articulation, de chaque viscère et, bien sûr, de l’ensemble des capteurs sensoriels posturaux, comme par exemple, les yeux, les pieds, l’oreille interne ou l’occlusion dentaire. Un seul morceau manquant ou défaillant dans l’équilibre de ce puzzle magnifique qu’est le corps humain et c’est l’ensemble de la posture qui en est affecté.

Il ne faut pas oublier non plus que la posture et la capacité à tenir cette posture dépend directement de l’action commune de différents segments corporels parfaitement organisés selon un système de régulation (pieds, jambes, cuisses, tronc, bras, avant-bras, mains, tête) et que c’est ce dernier qui transmet au cerveau, par l’intermédiaire des capteurs posturaux, toutes les informations pour que le corps puisse adapter avec précision l’ensemble de ses muscles aux contraintes imposées.

Déroulement d’un bilan postural complet

Lors d’un bilan postural complet, le podologue du sport commence toujours par interroger son patient afin de comprendre les motifs qui l’amènent à consulter, son mode de vie, ses différentes douleurs, ses antécédents familiaux, s’il a souffert de blessures ou de traumatismes par le passé et si oui, lesquels ?

En bref, quel est son parcours de santé.

Puis vient l’examen clinique avec mise à l’épreuve du patient dans différentes postures, en statique et en dynamique, debout, allongé ou en tangente afin de vérifier la hauteur des épaules, l’alignement des hanches, la forme des jambes ou la position des pieds au sol.

Enfin, une série de tests mécaniques et palpatoires complète l’examen afin de déterminer quels sont les capteurs posturaux responsables des déséquilibres. Le recours à la podométrie électronique permet aussi de visualiser en 3D la répartition des appuis plantaires en statique et en mouvement.

Traitement, soin et rééducation posturale

Une fois le diagnostic postural établi, le podologue du sport peut être amené à orienter son patient vers d’autres professionnels de santé pour des prises en charge différentes par rapport au problème trouvé. Kinésithérapeutes, rhumatologues, orthodontistes ou encore orthoptistes peuvent ainsi travailler en synergie pour le bien-être du patient. Des semelles orthopédiques ou orthèses plantaires sont également recommandées la plupart du temps pour améliorer certains déséquilibres ou lorsqu’il y a une asymétrie à corriger. Mais également pour soulager certaines douleurs lorsqu’elles sont la conséquence de tensions et de contraintes mécaniques reliées aux troubles de la posture.

Fabriquées sur mesure, elles doivent être prescrites sur ordonnance par un médecin.

Tarif et prise en charge d’un bilan postural

Le bilan postural est un examen complet qui dure généralement entre trois quarts d’heure et une heure. Son coût est de 100 euros à Paris et en Région Parisienne, un peu moins cher en Province, certains praticiens ne facturant que 60 euros. Le bilan postural ne bénéficie d’aucune prise en charge par la Sécurité Sociale. Seules, certaines mutuelles peuvent rembourser l’acte mais de façon très partielle.